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La neige sur un arbre - L’histoire de Angelo

En ce temps hivernal je vais vous présenter une image enneigée. Depuis la fenêtre de mon travail je vois un arbre et je me suis aperçu que la neige n’était pas présente de la même manière sur ses branches: certaines avaient beaucoup de neige et d’autres n’en n’avaient presque pas, en fonction de la forme de l’arbre et de si la branche avait une position plus ou moins verticale ou plus ou moins horizontale.

Je me suis souvenu d’un verset qui présente la pluie et la neige comme une bénédiction

Esaïe 55:10 … la pluie et la neige descendent des cieux, et n'y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange

Mais, si la neige est une bénédiction, pourquoi certaines branches ont plus de neige et sont donc plus bénies que les autres?

Pourquoi les branches qui sont le plus tournées vers le ciel ont moins de neige et donc moins de bénédictions que les branches qui sont tournées vers l’extérieur?

 

Cela m’a fait penser à celui qui vit en ermite, tout seul, pour chercher la face de Dieu et à celui qui vis tourné vers les autres et vers son prochain.

Jésus nous a indiqué quels sont les deux plus grands commandements: l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain.

Marc 12:28-31 Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Jésus avait bien répondu aux sadducéens, s'approcha, et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements? 29 Jésus répondit: Voici le premier: Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur; 30 et: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. 31 Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là.

 

Dans la vie chrétienne il faut d’abord aimer Dieu et se tourner vers Lui mais ensuite il ne faut pas négliger son prochain. Comme un arbre, on commence tous à pousser verticalement et à recevoir une certaine quantité de bénédictions mais ensuite on doit s’ouvrir vers son prochain, vers les autres et là on va recevoir plus de bénédictions.

 

On pourrait aussi approfondir avec d’autres images:

-       Le sapin est tourné vers les choses de la terre: peu de bénédiction arrive au centre, ou c’est tout sec. Le sapin se protège du froid, de la persécution, de la souffrance, mais rate des bénédictions.

-       Des fois la neige est aussi sur le tronc, sur les côtés: elle a été emportée et déposée par le vent. J’en voyais une image du souffle du Saint-Esprit qui redonne et redistribue la bénédiction qui est déjà venue du ciel.

-       Il peut y avoir des choses qui font tomber la neige déposée, avant qu’elle fonde, par exemple des corbeaux: tout comme le malin qui vient enlever ce qui a été semé si on ne le chasse pas. Mais même s’il enlève une partie, cela est infime et la bénédiction descend quand même aux racines.

 

Dans la vie, comme dans un arbre, on ne part pas tous avec une même base, un même capital et certains sont plus bénis que d’autres, du moins en apparence: les branches qui sont sur le côté voudraient aussi aller vers le haut mais elles n’arrivent pas à cause des autres qui ont déjà pris la place: elles sont sur le côté contre leurs volonté, ce n’est pas leurs faute.

 

Nous avons souvent tendance à juger selon l’apparence ou selon ce qu’on voit, or Dieu regarde au cœur et c’est peut-être aussi pour cela qu’il leurs donne plus de bénédictions.

Personne de dois donc dire «Toi tu n’es pas assez tournée vers Dieu», «Tu devrais faire ceci ou cela», etc... Dieu regarde d’abord au cœur car il connait les capacités et le potentiel qu’il y a en chacun. Il déverse des bénédictions en abondance même sur ceux qui ne s’en considèrent pas dignes.

 

Pour approfondir je vais vous donner trois exemples de comparaisons qu’on pourrait faire entre les branches en bas de l’arbre et celles du haut: située en bas on peut imaginer une personne qui s’endort pendant le culte, une autre qui arrive en retard tandis qu’en haut on peut imaginer une personne qui qui est là pour enseigner les autres.

On pourrait juger quelqu’un qui s’endort pendant le culte mais très probablement Dieu va voir en cette personne l’envie qu’elle avait de venir, d’être éveillée et même si elle n’y arrive pas, ce qui compte pour Lui c’est d’abord l’intention du cœur avant le résultat visible.

C’est la même chose pour celui qui arrive en retard: il aurait très bien pu rester à la maison mais non, il voulait venir et des empêchements ont fait qu’il ne soit pas à l’heure.

On peut donc aussi considérer la personne qui est à la pointe de l’arbre, par exemple celle qui enseigne, qui semble plus tournée vers Dieu, qui arrive à l’heure et qui ne s’endort pas (elle est obligée)… Mais Dieu ne vois pas forcement ces qualités… Pour moi il doit probablement se dire que cela fait une année qu’il m’avait donné cette image de l’arbre et de la neige et c’est seulement maintenant que j’en parle. En plus j’ai dû y méditer au moins pendant un mois entier, presque tous les jours: c’est facile de pouvoir présenter cela.

 

Apprenons donc à ne pas regarder à l’apparence mais au cœur et, même si des fois nous nous sentons moins que rien, si nous n’arrivons pas dans ce que nous voudrions, rappelons-nous que c’est peut-être sur nous qu’il y a plus des bénédictions. Et, comme un arbre ne voit pas la neige sur ses branches, souvent nous ne voyons pas les bénédictions qui nous entourent. Mais par la foi nous savons que Dieu est avec nous, qu’il connait chacune de nos situations et que notre récompense va venir.

 

Apres peu importe qui a plus de bénédictions ou moins: aucune branche ne peut voir correctement ce qui est sur elle, au pire elle peut en sentir le poids mais cela n’est même pas sûr.

Une bénédiction sur une branche ne sert pas à grand-chose: elle doit d’abord tomber à terre, être absorbée par les racines et ensuite distribuée à chaque branche. Tout doit fondre et être absorbé par l’arbre, par Christ. Cela est pareil avec les bénédictions que Dieu nous a données: elles doivent servir pour les autres et, au travers des autres nous aussi on est bénis.

 

Nous allons plus tard participer à la sainte-cène: qu’on puisse se rappeler du sacrifice de Jésus, se souvenir de Dieu, regarder en haut, mais aussi se rappeler qu’on fait partie d’un seul corps sur terre et qu’on est en communion les uns avec les autres.

Ces bénédictions qui sont sur chacun, d’une manière ou d’une autre, en quantité plus ou moins grande, doivent fondre par la chaleur de l’amour, doivent descendre aux racines pour être enfin assimilées par l’arbre tout entier. Chaque don qu’on a reçu est une bénédiction quand il passe par le tronc et est distribué à tous, pour le bien de chacun.

Nous avons la même vie en nous, la même sève qui circule partout, le même sang, le sang de Christ. Cette vie circule en nous et on n’a pas grand-chose à faire sinon continuer tout le temps à chercher à aller vers le haut, à aimer Dieu, et regarder et bénir notre prochain selon ce qu’on va ressentir au fond de notre cœur.

 

Qu’on puisse ne pas regarder uniquement à Dieu mais aussi à notre prochain, sans le regarder selon notre regard mais selon ce que Dieu voit dans le cœur de chacun.

 

Merci Jésus pour la vie que tu donnes en abondance,

merci pour les capacités que tu as mis en chacun de nous.

Qu’on puisse t’aimer de tout notre cœur et regarder notre prochain avec ton regard!

Merci de nous guider dans ces moments en ta présence

et qu’on soit en communion avec toi et les uns avec les autres,

pas seulement ceux qui sont présents ici maintenant

mais aussi avec tous ceux qui forment ton église,

qu’ils soient présents parmi nous maintenant ou qu’ils soient absents.

 

 

L’histoire que je vais vous raconter provient du livre «L’ultime assaut» de Rick Joyner, pg 63. C’est un livre ou l’auteur raconte des visions qu’il a eues.

 

Je me souvins alors du jour où, lorsque j'étais jeune chrétien, certaines circonstances de ma vie m'avaient frustré. J'étais sorti dans le terrain de sports proche de mon domicile, déterminé à y rester jusqu'à ce que le Seigneur me parlât. Tandis que je lisais la Bible, je fus entraîné dans une vision…

Dans la vision, je vis un homme qui servait le Seigneur avec zèle. Il rendait témoignage aux gens, enseignait et il visitait les malades afin de prier pour eux. Il était très engagé pour le Seigneur et aimait vraiment les gens. Puis je vis un autre homme, manifestement un clochard ou un vagabond. Un chaton s'égara sur son chemin, il commença à lui donner des coups de pied, puis il se contint en l'envoyant balader assez durement. Alors le Seigneur me demanda lequel de ces hommes lui plaisait le plus.

"Le premier", dis-je, sans hésiter.

"Non, le second", répondit-il, et il me raconta leurs histoires respectives.

Le premier homme avait été élevé dans une famille merveilleuse, qui avait toujours connu le Seigneur. Il avait grandi dans une église prospère, puis il s'était formé dans une des meilleures écoles bibliques. Il avait reçu cent portions de l'amour du Seigneur, mais il n'en avait utilisé que soixante-quinze.

Le second homme était né sourd. Il avait été abusé et enfermé dans un grenier froid et sombre où les autorités l'avaient découvert à l'âge de huit ans. Puis il était passé d'une institution à l'autre où là encore il avait été maltraité. Finalement, on l'avait mis à la rue. Pour surmonter tout cela, le Seigneur ne lui avait donné que trois portions de son amour, mais l'homme en avait tiré parti jusqu'au fond, pour lutter contre la rage qu'il avait dans le coeur et s'empêcher de faire du mal au chaton.

 

Et maintenant, je regardai cet homme, un roi sur un trône bien plus glorieux que Salomon lui-même n'aurait pu l'imaginer. Des cohortes d'anges étaient rangées autour de lui, et attendaient ses ordres. Je me tournai vers le Seigneur, profondément impressionné. J'avais du mal à croire qu'il était réel et encore plus, un des grands rois.

"Seigneur, je te prie, raconte-moi le reste de son histoire", dis-je suppliant.

"Bien sûr, c'est pour cela que nous sommes ici.

Angelo fut si fidèle avec le peu que je lui avais donné, que je lui ai ajouté trois autres portions de mon amour, et il les a utilisées entièrement pour cesser de voler. Il mourait presque de faim, mais il refusait de prendre ce qui n'était pas à lui. Il s'achetait de la nourriture en faisant de la récupération de bouteilles, ou en trouvant quelqu'un qui lui donnait un petit boulot sur un chantier. Il n'entendait pas, mais il savait lire. Alors je lui ai envoyé un tract évangélique. Tandis qu'il le lisait, l'Esprit lui a ouvert le coeur et il m'a donné sa vie. À nouveau, j'ai doublé les portions de mon amour et il les a toutes fidèlement utilisées. Il voulait me partager avec les autres, mais il ne pouvait pas parler. Bien que vivant dans une telle pauvreté, il dépensait plus de la moitié de ce qu'il gagnait en tracts évangéliques qu'il distribuait dans les rues."

 

"Combien en a-t-il conduit à toi?" demandai-je, et je pensais que c'était un grand nombre puisqu'il était assis avec les rois.

"Un seul", répondit le Seigneur. "Je l'ai laissé conduire un alcoolique mourant, pour l'encourager. Et il le fut au point qu'il serait resté à ce coin de rue bien des années pour amener ne serait-ce qu'une seule autre âme à la repentance. Tout le ciel me suppliait de le prendre ici et moi aussi, je voulais qu'il reçoive sa récompense."

"Mais qu'a-t-il fait pour devenir roi?"

"Il a été fidèle avec tout ce que je lui ai donné, il a tout surmonté jusqu'à devenir comme moi, et il est mort en martyr."

"Qu'a-t-il surmonté, en quoi a-t-il été martyr?"

"Il a vaincu le monde avec mon amour. Bien peu ont tant surmonté avec si peu. Un bon nombre parmi mon peuple habite des demeures que les rois auraient enviées il y a un siècle, à cause de leur confort, mais qu'ils n'apprécient même pas, tandis qu'Angelo appréciait tant une boîte en carton par une nuit froide qu'il la transformait en temple rempli de la gloire de ma présence.

Il s’est mis à aimer tout et tout le monde. Il se réjouissait plus pour une pomme que bien des miens devant un grand festin. Il était fidèle avec tout ce que je lui donnais, même si c'était peu par rapport à ce que je donnais aux autres, toi y compris. Je te l'ai montré dans une vision, car tu es souvent passé devant lui. Une fois tu l'as montré à l'un de tes amis et tu as fais un commentaire à son sujet."

"Moi? Et qu'ai-je dit?"

… Tu as dit que c'était "un dingue religieux" envoyé par l'ennemi pour détourner les gens de l'Evangile."

Ce coup qui m'était porté fut le plus terrible de toute cette expérience. J'étais plus que bouleversé, atterré. J'essayai de me rappeler l'incident avec exactitude, mais en vain, simplement parce qu'il y en avait beaucoup d'autres identiques. Je n'avais guère eu de compassion pour les prédicateurs de rue crasseux qui, pour moi, étaient effectivement là pour dégoûter les gens de l'Evangile.

"Je suis désolé, Seigneur, je suis vraiment désolé!"

"Tu es pardonné", répondit-il immédiatement. "Et tu as raison. Il y en a beaucoup qui essaient de prêcher l'Evangile dans les rues pour des raisons mauvaises et même fausses. Malgré tout, beaucoup sont sincères, même s'ils n'ont aucune éducation, aucune formation. Tu ne dois pas juger selon les apparences..."

Il me fit alors signe de lever les yeux vers Angelo. Quand je tournai la tête, il avait descendu les marches de son trône et se trouva juste en face de moi. Il m'ouvrit tout grand les bras, me serra très fort et m'embrassa sur le front comme un père. L'amour m'inonda, me traversa avec une intensité telle que je craignis pour mon système nerveux. Quand il me laissa aller, je titubai comme si j'étais ivre, mais c'était une sensation merveilleuse. Cet amour-là, je ne l'avais encore jamais ressenti.

"Il aurait pu te donner cet amour sur terre", poursuivit le Seigneur.

"Il avait beaucoup à partager avec mon peuple, mais personne ne voulait l'approcher. Même mes prophètes l'évitaient. Il grandissait dans la foi par la lecture de la Bible qu'il avait achetée et un ou deux livres qu'il lisait et relisait. Il a essayé de trouver une église, mais aucune n'a voulu le recevoir. Si on l'avait accueilli, on m'aurait accueilli. À travers lui, c'était moi qui frappais à leurs porte."

Je faisais l'expérience d'une nouvelle dimension du chagrin.

 

"Comment est-il mort?" demandai-je en me souvenant que c'était un martyr et en m'attendant à être plus ou moins tenu pour responsable.

"Il est mort de froid en essayant de maintenir en vie un vieux poivrot qui s'était évanoui de froid"

En regardant Angelo, j'avais de la peine à croire combien mon coeur avait été dur. Cependant, je ne comprenais pas encore en quoi cela faisait de lui un martyr car j'avais toujours cru que c'était un titre réservé à ceux qui mouraient pour avoir refusé tout compromis dans leur témoignage.

"Seigneur, je sais qu'il est véritablement vainqueur et qu'il mérite d'être ici. Mais est-ce que tous ceux qui meurent de cette façon sont aussi considérés comme des martyrs?"

"Angelo était martyr tous les jours de sa vie. Il s'occupait de lui-même tout juste pour continuer à vivre, et il a donné volontairement sa vie pour sauver un ami dans le besoin. Comme Paul l'a écrit aux Corinthiens, si vous livrez vos coeurs pour être brûlés mais que vous n'avez pas l'amour, cela ne sert de rien. Mais si vous vous donnez par amour, cela a une grande valeur. Angelo est mort tous les jours parce qu'il ne vivait pas pour lui-même mais pour les autres. Quand il était sur terre, il se considérait toujours comme le moindre des saints, mais il était l'un des plus grands. Ainsi que tu l'as déjà appris, ceux qui se croient les plus grands et que les autres considèrent comme tels, sont finalement les moindres ici. Angelo n'est pas mort pour une doctrine, ni même pour son témoignage, il est mort pour moi."

"Je n'aime pas voir les hommes souffrir, mais la compassion humaine ne les amènera pas à la croix qui seule peut les libérer de leur vraie souffrance. Tu n'as pas vu Angelo car tu n'avais pas de compassion. Tu en auras davantage lorsque tu repartiras, mais il faudra qu'elle soit toujours soumise à mon Esprit. Moi-même, je n'ai pas guéri tous ceux pour qui j'avais de la compassion mais j'ai toujours fait ce que je voyais mon Père faire. N'agis pas par compassion, mais par obéissance à mon Esprit seulement ta compassion aura la puissance de rédemption."

 

Cette histoire m’a touché: ce pauvre homme à vécu toute sa vie dans la misère, sourd, muet, rejeté par les gens mais Jésus voyait son cœur et il lui a donné sa récompense au ciel même si sur terre rien ne le laissait penser. Cet amour était en lui sur terre et peu sont ceux qui l’ont accepté…

En conclusion:

-       Il faut aimer Dieu mais aussi aimer son prochain

-       Nous avons tous reçu un don mais pas forcément tous de la même manière. Chacun doit le faire fructifier pour en recevoir plus.

-       Nous ne pouvons donc pas nous comparer aux autres mais seulement Dieu connait la vie et le potentiel de chacun. Il jugera selon le cœur, selon ce qu’il nous a donné et pas selon l’apparence.

-       Chacun doit utiliser toutes les capacités qu’il a reçues et que seulement Dieu connait

-       Même si des fois nous nous sentons moins que rien, si nous n’arrivons pas dans ce que nous voudrions, rappelons-nous que c’est peut-être sur nous qu’il y a plus des bénédictions. Il n’y a pas besoin de les voir, il faut y croire selon les promesses de Dieu.

 

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